HISTOIRE DE LA CITE

 

Durant l’antiquité, Cenabum est une des villes les plus importantes de Gaule, à la fois comme port fluvial, comme marché, et comme  cité principale de la nation des Carnutes. César qui veut contrôler le passage de la Loire s’empare de la ville et en fait une place forte. Sous la paix romaine, ses vestiges antiques sont détruits à l’exception de quelques uns, la ville se romanise et des bâtiments publics sont construits. Les rues sont construites à angles droits, un acqueduc apporte l’eau depuis la fontaine de l’Etuvée, un forum, un théâtre et des thermes sont édifiés…

Avec les premières invasions barbares au 3ème siècle, la ville subit de profondes mutations. L’empereur Aurélien joue un rôle important dans la défense de la ville, il fait construire la première enceinte fortifiée, et lui donnera son futur nom, Aurélianis. Peu de temps après, la christianisation gagne la ville et la première église est bâtie à l’emplacement actuelle de la cathédrale. La notoriété de la ville se fonde grâce à St Euverte et à sa légendaire arrivée.

Bien plus tard en 451, tandis que les Huns envahissent  le pays et prennent la ville, St Aignan organise sa défense et repousse l’envahisseur jusqu’à Troyes, sonnant ainsi la fin de l’invasion. Sous l’influence des francs, le nom de la ville dérive doucement vers Orléans. Clovis y convoque les évêques en 511 pour organiser un concile, qui règlera toute la discipline ecclésiastique future. La loi salique fait passer Orléans de mains en mains, de conquêtes en conquêtes, et de pillages en pillages. Mais elle se développe, et de nombreuses églises sont construites.

Charlemagne ne vint qu’une seule fois à Orléans, mais il dota la ville de plusieurs privilèges et se montra généreux envers son église. L’un de ses plus proche conseiller, Théodulfe, en fut l’évêque et reçu la charge des grandes abbayes ; St Aignan, , St Liphard de Meung, St Mesmin de Micy et surtout celle de Fleury à St Benoit sur Loire. C’est lorsqu’il reçu Louis le pieux en 814 qu’il dédia la cathédrale à la sainte croix, et qu’elle prit son nom actuel. Après la dislocation de l’empire, Charles le chauve fait d’Orléans la capitale de son domaine, la francia occidentalis. Il développe les défenses de la ville pour faire face aux invasions normandes, mais n’empêchera pas le pillage et le grand incendie qui ravagea la ville en 865. La ville est délaissée, les maires de palais prennent le dessus et réorganisent l’ensemble du pouvoir administratif. Robert le Fort, missus des comtés de Maine, d’Anjou et de Tours, reçoit de Charles le chauve le ducatus, c’est à dire le commandement militaire d’entre Seine et Loire, qui englobe Orléans. Avec les comtés de Nevers et d’Auxerre qu’il recevra plus tard, Robert le fort se constitue ainsi un puissant fief. Son fils Eudes hérite de ses titres et biens, et ainsi de suite jusqu’à Hugues Capet qui est alors marquis d’Orléans et duc des francs. Ce dernier laisse s’établir trois seigneureries, Pithiviers, Sully et Beaugency, avant d’être désigné roi des francs.